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Avec la pluie, les vaches Highlands et le haggis, le dernier week-end de Janvier en terre bressuiraise était placé, cette année encore, sous le signe de l'Ecosse.

M.C. Gavin ANDERSON

Et les fidèles des Highland Games ont sacrifié, une fois de plus, au rite de l'ode au haggis mené de main de maître par Gavin Anderson sous l'oeil complice et gourmand de Virginie FRAPPIER, la présidente du comité local France-Ecosse.

 Normal! Il fallait bien un maître de cérémonie couleur locale pour la célébration de "l'Ode au Haggis" qui s'est tenue, cette année encore, lors du traditionnel dîner franco-écossais mis sur pied par le comité de jumelage.

Une petite centaine de convives avaient répondu à l'appel des organisateurs qui proposaient un film sur Robert Burns, un menu typiquement écossais, une cérémonie du haggis au son des cornemuses et des danses celtiques pour mieux digérer ce menu copieux.

A la traite du client

Alors que les vaches Highland nouvellement parquées le long de la rue du Péré offraient enfin au blogueur la vue tant attendue d'une pâture alanguie sur fond de château (ouf, j'ai réussi à écrire tout cela... d'une seule traite!), les brebis écossaises sacrifiées pour le Burns supper étaient venues se péter la panse à Clazay.

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L'ode au haggis de Robert Burns

Pour ceux qui ne connaissent pas le poète écossais Robert Burns, il faut savoir qu'il est l'auteur de l'éternel "Auld Lang Syne", ce célèbrissime "Ce n'est qu'un au revoir" qu'on chante en  fin de soirée.

Il est aussi l'auteur d'une poésie souvent rabelaisienne où le plat national écossais, le fameux haggis, a droit à tous ses hommages et à une superbe mise en image de notre paparazzi Loulou Fradin.

Il a adopté sa devise tirée des pages roses "Cogito ergo sum" pour faire, en l'honneur de la panse de brebis farcie un somptueux: "La panse, je la suis"...

Sans oublier le whisky et l'assiette garnie!

Qu'on en juge!

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Et les images sont bien à la hauteur du texte...

Voyez un peu cette "ode au haggis" à la sauce française grâce à la traduction épicée de l'ex-président des Highland Games, Jean-Louis COPPET

Salut à ton honnête en franc minois

Oh toi chef suprême de la lignée des saucisses

Majesté, la première des places te revient

Par devant tripoux, panse et abats

Tu mérites vraiment que tous te rendent grâces

Longues comme le bras.



Tu charges le tranchoir qui de ton poids se plaint

Tes fesses font penser à la colline dans le lointain

Et l'aiguille qui t'a cousue

La femme du meunier la voudrait bien posséder

Vois ce jus qui suinte par tous les pores

En perles d'ambre.

 

Regarde le rustaud essuyer sa lame

Prête à découper avec aise et brio

A trancher tes entrailles, à poignarder ton flanc

Fièrement pour nous offrir pitance

Hume avec délices

Cet ample fumet chaud et délicieux



Et vous Dieux qui veillez sur nous

Et garnissez nos tables

En cette bonne vieille terre d'Ecosse

Qu'honore notre Vieille Alliance

Nenni de ces mets sans sel

Servis sans art dans nos écuelles

Si hommage aujourd'hui vous devez recevoir

Offrez nous en grâce ce HAGGIS.

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Merci à Jean-Louis Coppet assisté de Gavin Anderson pour ce texte bien senti qui nous a donné entière haggisfaction...

Vous voyez! C'est quand même autre chose que "Tiens, t'auras du boudin" ou que "Chérie, fais moi du couscous"!

De la panse de brebis farcie

Vous voyez! C'est quand même plus gouleyant que l'hymne au farci poitevin, même repris en choeur par les derniers fans de Ségolène Royal en goguette dans le pays mellois.

Vous voyez! On est bien loin du sketch humoristique de Jacques Bodouin faisant rire la France gaullienne avec sa "panse de brebis farcie"et sa célèbre sentence "J'ai cru que c'était de la crotte et j'ai regretté que ça n'en fût point". Vous pouvez quand même le réécouter d'un petit clic ci-dessous

https://www.youtube.com/watch?v=dyELsKsQXrg

_MG_7187Des forces de la patûre

Donc il n'est pas question sur ce blog d'envoyer paître le plat national écossais qui vaut dix selon ses adeptes.

D'ailleurs, il paraît que les vaches des Highland qui, vu leur gabarit, sont de vraies forces de la patûre, trouvent que mes choix culinaires sont plus que subjectifs.

Vous savez quoi?

Elles m'ont meuglé à l'oreille que je notais à la traite du client et que j'avais trop tendance à me prendre pour le méchoui.

Et les filles! De quoi je mamelle?

Vous avez déjà ruminé un menu comme celui du Burns Supper à l'issue duquel vous auriez bien aimé danser joug contre joug!

Bon, quand même, je sais que c'est un point de bétail et je vous le promets: j'essaierai de faire meuh la prochaine fois.

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 Alain CADU

 

Tout savoir sur le haggis

et sur Robert Burns

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Mille mercis à Loulou FRADIN pour ses clichés gourmands de la soirée Robert BURNS ainsi qu'à Virginie FRAPPIER (photo à gauche) et à tout son comité de jumelage franco-écossais pour l'organisation de ce souper.

Et comment oublier Gisèle BORDONNAT pour sa prestation remarquée en meneuse de revue qui a su porter le haggis avec toute la dignité et tout le respect dus à son prestige et à son histoire?

La lutte des schlass

Il faut dire qu'elle s'était donnée les moyens (photo à gauche) pour se faire respecter.

Il faut dire également que dans ce genre de contexte elle ne connaît pas le moindre vague-à-lame!

Mais il ne faudrait surtout  pas croire que la secrétaire encourage lors de ces soirées la lutte des schlass entre français et écossais, amateurs ou contempteurs du haggis, convives en kilts ou en costards.

Grâce à sa vigilence armée, il n'y a pas eu le moindre faux-pas.

Ni dans l'organisation de la soirée ni sur la piste où les danses écossaises ont pris le pas sur nos gavottes régionales.

Haggis soit qui mal y pense!

Et en avant-deux!

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La soirée en photo grâce à Louis Fradin:

Pour retrouver l'album-photos colonne de droite, il suffit d'un clic