Du marteau des Highland Games au marteau de l’ahlé il n’y a qu’un pas que le blogueur n’a pas hésité à franchir.

A l’instar du bateau ivre de Rimbaud,  en effet, le marteau olympique vient de doublement connaître l’ivresse lors des mondiaux d’athlétisme de Pékin.

Ivresse joyeuse d’une troisième place inespérée pour la lanceuse française Alexandra TAVERNIER, médaillée surprise au marteau féminin

Ivresse débouchant sur la gueule de bois pour le nouveau champion du monde Pawel FADJEK

02 pekinBelle cuite, grand cru

Le médaillé d’or polonais est vite passé de la rubrique sport à la rubrique faits divers.

Vainqueur de l’épreuve avec un jet de 80,88 m, il a copieusement arrosé sa victoire. Mais trop bourré pour payer son taxi, il a donné sa médaille pour payer sa course.

Validant à sa manière l’adage « saoul comme un polonais », il a utilisé son or durement gagné  en guise de petite monnaie.

Sans même envisager le revers de sa médaille…

Comme un manche

En tout cas, sa décision a montré qu’il était complètement marteau.

Aussi marteau que sa discipline qu’il honore moins bien que notre Dan MCKIM, double recordman mondial de marteau à la sauce Highland Games.

Le lanceur des Highland est peut-être bourré de principes, mais cela vaut quand même mieux qu’être bourré comme un petit lu.

Avec sa devise « Believe », Dan préfère se réfugier dans la religion que dans l’alcool

Question lancer de marteau, si Coubertin avait su ce qu’il allait advenir de sa discipline piquée aux Highland Games, il lui aurait peut-être conseillé d’attendre pour cuver et éliminer sa bière selon son beau principe  olympique: « l’important est de partir pisser »

Le lanceur de marteau polonais devenu champion du monde s’y est vraiment pris comme un manche.

La cuite au prochain numéro !

Alain