On ne peut laisser un lanceur de marteau comma Hans LOLKEMA en liberté face aux pipers. Sinon, il va les prendre pour des quilles en rêvant d’un « strike » monumental sur les pelouses du château.

Pas étonnant que les organisateurs bressuirais tiennent à enfermer les lanceurs de marteau dans une cage à l’ombre des murailles centenaires !

Dès qu’on confie cet engin aux Heavies, ils n’ont qu’une hâte : le balancer le plus loin possible, comme des charpentiers qui voudraient se débarrasser de leur outil de travail.

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Le poids des mots, le choc des marteaux: Voyez la vie en gros! Cliquez sur les photos!

Le manche après la cognée

Il faut dire qu’avec l’élite mondiale des lanceurs, Bressuire accueille le gratin des garocheurs de pierres, de fûts, de marteaux, de poids divers, de bouchons, toute cette tribu de lance-pierres, de marteaux-pilons ou de tire-bouchons se défoulent à qui mieux-mieux.

C’est simple : qu’ils soient anglais, écossais, américains, canadiens, australiens, ils balancent tout ce qui leur tombe sous la main.

Et ils le balancent plus haut, plus loin, plus fort.

DSCF0475Et même s’il n’y a pas de corses parmi les lanceurs, ils adorent tous balancer leurs outils aussi loin que possible.

Et même s’il n’y a qu’un seul menuisier parmi eux, l’écossais Craig Sinclair, ils pensent tous à garocher leur marteau en jetant  le manche après la cognée !

Vive la quille

Qu’arrive t’ il à tous ces lanceurs ? Sont-ils irrités par le son de la cornemuse qui a déjà été fatale dans l’histoire aux armées anglaises parfois écrasées par les écossais comme en 1297 à Stirling Bridge.

Il faut bien admettre que les écossais n’hésitaient pas -déjà !, à envoyer les joueurs de cornemuse en première ligne pour repousser l’ennemi en lui cassant les oreilles avant de leur fracasser le crâne.

A moins que, comme tous les bidasses français, ils n’aspirent qu’à une seule chose : la quille. Le reste, ils s’en balancent !

Ils le balancent…

En caracolant comme un cabri quand la mission est accomplie!

Le rêve du lanceur

Comme au bowling, le lanceur de marteau dans sa cage pense réaliser mieux qu’un « spare ». Il rêve d’un « strike » géant avec dégommage en chaine de dizaines de pipers.

DSC_9550Killing two birds with a stone ! Comme le disent les anglais, il ne veut pas se contenter de tuer deux oiseaux avec une seule pierre.

Il veut  faucher toute la volière avec son marteau virevoltant.

Pas besoin de lui susurrer dans l’oreille ce tube des sixties : « Si j’avais un marteau, je cognerais le jour, je cognerais la nuit, j’y mettrais tout mon cœur »

Quand il a un marteau, le heavy bressuirais, à l'instar du quintuple champion du monde Ryan VIERRA, y met tout son cœur. Et, en moins de deux, il a vite fait de nettoyer la prairie du château.

Comme dans un rêve !

La preuve, juste le temps d’un lancer dévastateur, le terrain est dégagé et on ne voit plus le moindre kilt du moindre piper. Ils ont tous disparu.

Sans piper mot !

DSCF0491Toujours est-il que quand le lanceur rentre dans sa cage de sa démarche étrange guidée par les spikes, ces longues pointes à l’avant de ses chaussures, iI n’y a plus le moindre piper à l’horizon….

Evanouis, disparus, volatilisés!

Le spécialiste du marteau peut, dès lors, lancer en toute sérénité.

Il doit oublier ses strikes et penser à ses spikes !

Mais, même avec ses pointes, même sans les sonneurs, il lui reste une cible de choix:

la pointe du clocher bressuirais...

A SUIVRE: l'adaptation anglaise de Mary PINET : "A giant ten pin bowling"

Merci à elle et aux photographes de l'AJEF